Mont VALIER 2011

Vallier avec deux ailes.
L’orthographe du mont Valier retient un ou deux « L », comme nous étions deux à voler, je l’écrirai avec deux ailes.

Donc, l’histoire :

Dans la semaine, Patrick (Dotoré) passe à la maison, je lui expose notre projet de se faire le Vallier dans le week-end. Célibataire pour quelques jours, il propose de se joindre à nous, pas de soucis, il y a la place dans le VW… pardon, le Trafic. Réservation du refuge (histoire d’alléger la logistique et vérifier la possibilité « administrative » de la réalisation du vol).

Après deux semaines de pluie et de dur labeur, le chien parti en Bretagne avec Morgane, nous voilà partis, vendredi soir, Coco et les deux Patrick, direction la vallée du Ribérot via Moulis.

Le samedi, nous avons la journée pour réaliser la montée vers le refuge, donc nous ne sommes pas pressés, d’autant que la canicule n’est pas annoncée.

Les sacs sont préparés, Dotoré : la petite voile du club et tout le reste de son matériel ; ma pomme : ma voile et le secours light du club; Coco : son sac à dos avec ses affaires, les miennes et la bouffe (elle n’aime pas avoir un sac trop léger, alors, je lui prête un peu de poids, c’est pas beau l’esprit de sacrifice).

Montée tranquille dans une atmosphère plutôt humide avec un ciel bien bouché, le plafond monte à la même vitesse que nous. Demain, ils prévoient un assèchement de la masse d’air, mais il y a du travail, pourvus qu’ils ne soient pas plantés parce que le sentier, agrémenté de superbes cascades, n’est toutefois, pas très bien pavé, il est rugueux à la montée et doit être particulièrement « casse pates » en descente.

Casse croute aux cabanes des Caussis, à l’abri du vent, c’est bien de voyager léger, mais ça ne tient pas très chaud.

Arrivée au refuge vers 14 heures, dans l’après midi, nous apercevrons parfois le Vallier, c’est pas gagné pour demain, gardons espoir, j’ai pas envie de rentrer à pieds !!!

Coco et moi dormirons sous la tente (réservé au refuge comme pour la Crabère), seul soucis, ils ne prêtent pas de couvertures et les matelas sont des tapis de sol décathlon, vue la température la journée, je crains de ne pas trop dormir à cause du froid, pour Coco, pas de problème : duvet -15°. Nous verrons bien.

Plein de monde au refuge, discussions sur la terrasse avec les randonneurs. Demain, Coco ne descendra pas par le chemin de l’aller mais passera par le col de Pécouch pour faire une boucle et rejoindre le GR 10 avant de regagner le parking.

Repas sympa, une fois le dessert terminé, au lit tant qu’on y voit encore et que l’on a emmagasiné de la chaleur. Coco a bien dormi, pour moi, nuit fraiche, mais sans plus, Dotoré nuit calme, pas de ronfleur ni de couple bruyant.

d-part_du_refuge_gardons_espoirAu matin : léger vent de nord-ouest en altitude, ciel bien bouché sous nos pieds(c’était prévu, levée du bouchon pour 11heures, retour des cums au sommet pour 15 heures, estimation ma pomme, vous pouvez avoir confiance…) le petit dèj étant prévu de 7 à 8, on n’a pas à courir, il ne nous reste que 600 mètres à gravir (deux heures environ), donc départ à 9h00.

Coco nous abandonne car « normalement » elle en a pour bien plus de temps que nous, sauf si l’on attend trois heures en haut pour redescendre à pieds.

A 9h00 comme prévu, départ à l’assaut du Vallier dans un brouillard bien épais, c’est bon signe, c’est que le bouchon monte, il suffit qu’il nous double et on pourra décoller.

Montée au train, Dotoré devant, j’ai qu’à suivre, arrivés au col de Faustin, pause.

aux_barbullesLe vent étant confirmé au nord-ouest, nous irons décoller sur le « Petit Vallier », nous n’aurons pas de spectateurs, un grand déco, tout pour limiter le stress. Montée par une étroiture, escalade niveau 2 -, pas si facile avec les jambes molles et les voiles sur le dos, arrivée au sommet : déco superbe, face au vent. Il y a encore un peu de brume, mais ça se lève progressivement : ça va le faire !!!!!

Recherche du meilleur déco, installation des voiles, le Vallier est encore embrumé, mais dessous tout est dégagé, les conditions peuvent s’améliorer si l’on attend encore. Quand c’est bon on y va, donc pas d’attente, étalage des voiles face à un petit vent de 10km/h environ.

Le déco face voile étant possible, on ne va pas se gêner.

Dotor-_en_finaleDotoré part en premier, je le suis de près, séance photos (pas besoin de mettre les mains sur les commandes) put… que c’est bon, et en plus, c’est beau. Une bonne ½ heure de vol dans de l’air calme à profiter du paysage, quelques 360° pour perdre de l’altitude et me poser avant Dotoré. Attéro facile au pied du Trafic. Elle est pas belle la vie !

On n’a plus qu’à plier et casser la croute en attendant Coco.

A l’heure estimée de son arrivée, nous l’attendons à la maison du Valier (ils l’écrivent avec un seul « aile ») devant un verre, elle arrive cassée mais heureuse, pas mécontente de boire une petite bière pour récupérer.

Retour au Trafic, direction le col de la Core, histoire de faire un petit vol de plus, le temps que Coco fasse une petite sieste, puis retour à la maison.

A retenir, superbe vol avec déco et attéro faciles mais montée (1900 mètres) difficile et surtout, être sûr de voler, la descente n’étant pas à tester avec une voile sur le dos.

toutes les photos

les_lacs_et_Dotor-_2